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des hommes de bien


  Voyez les hommes de foi, de police et de loi : voyez les bonnes, les "vertueuses" vies.

  Aux prostitués les plus avilis, à ceux qui ont tout vendu, ils sont encore prostitués ! Ceux qui ont tout vendu ils les achètes maintenant au plus bas prix.

  Car les vices occupent toutes leurs journées, qu'ils en soient juges, bourreaux ou rédempteurs. Eux qui se renient eux-mêmes, ils ramènent à eux toutes les intimités, pour bien en juger.

  Voyez comme les hommes de bien sont les plus débauchés... Sous couvert de morale ils sont obsédés ! prenant en leurs lèvres toutes les verges qui passent en confession on en procès.

  Les hommes de bien se gardent d'être grossiers, quand bien même ils se font insulter. Aussi, la bouche débordant de foutre et de pus, ils se gardent bien de cracher !

  Je vous le dis : prenez vos distances d'avec les hommes de bien.

  Des voleurs ils sont encore les receleurs : et sous couvert de solidarités, de collectes et de saisies, ils font bonnes rapine.

  Le plus mal acquis, ils le pondèrent de tous ordres, même d'intemporel; ils sont légitimité, voire sainteté.

  D'où vient-il que les plus tordus d'entre les hommes passent pour être vertueux ? Se peut-il que des femmes les veulent en mariage, et se veulent même semblables à eux ?

  Ces hommes ont pour métier de cotoyer des horreurs, leur métier c'est le crime, et ils en sont inspirés. Ils se demandent s'il est un mensonge ou même un crime qui puisse être parfait. Ils s'intéressent à nos antécédents, ces voyeurs qui d'au-délà veulent être voyants.

d'affranchir


  Homme, me prête l'oreille : un enfant te parle. C'est un esclave en devenir, et peut-être un futur affranchi, qui te parle. Homme, me prête bien l'oreille.

  Est-tu esclave affranchi, comme tous nobles hommes le sont un jour devenus ? Par des chaînes n'est-tu encore maintenu ?

  Je suis enfant, et dans le commerce des hommes serai aliéné. Me prête l'oreille, et quand je serai grand parle-moi de même. Un jour il me faudra lire de beaux poèmes, et danser et chanter : pour m'affranchir on devra m'aider !


Merci, Poète !

guillaume riether


Notre correspondant poète a eu la générosité de nous adresser quelques poèmes regroupés en un petit recueil électronique Pour remercier nos aimable « mécène », nous proposons à nos visiteurs de faire connaissance avec lui, à travers quelques extraits de son envoi. Que l'auteur nous pardonne d'avoir ainsi, bien malgré nous, opéré une sélection qui ne rend pas compte, en fait, de l'unité de l'ensemble. Mais tout de même, tous nos compliments !


Extraits de

« Ainsi parlait notre enfance »

(L'Ĺ“uvre se compose de plusieurs pièces qui forment un tout :