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LE GRAND TROU Nostalgie suite aux fêtes Ces parents, ces amis, et toutes nos épouses. qui nous ont tant aimés, que nous avons chéris, sont fantômes d'amour aux présences jalouses, inoubliables, oubliés, coeurs dépéris... Éclairs, foudres, bonheurs perdus dans l'invisible, que reste-t-il de nos baisers, des passions ? Un nostalgique appel, sourd et intraduisible, un désir, un besoin, une résignation. Pourquoi jusqu'à la fin entretenir la flamme ? Gâchis, regrets, misère, absurdité, même les morts, si présents dans nos âmes, demeurent nuls et vains dans la réalité. Le capital d'amour se liquide en poussière, il n'y a rien dans l'air qu'un stupide présent un désert que régente une vieille sorcière qui jette son mirage au silence pesant. Ils ne reviendront plus, ils n'ont plus d'existence. Il est mort le passé, le présent bat son plein sur un rythme pressé de tam-tam et de danses, chaque jour nous enterre aussi, nul ne se plaint… |